ÇA VA MIEUX…

Posté par boursiste le 7 septembre 2016

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RÉMUNÉRATION DU TRADER

Posté par boursiste le 13 août 2016

opérateur de marché

(http://www.trading-fr)

Salaire de trader à Londres

Londres a toujours été considéré comme une capitale financière. On y trouve presque tous les meilleurs traders. Ainsi, un trader qui travaille à Londres gagne effectivement beaucoup d’argent. En revanche, cela varie en fonction des résultats et des performances d’un trader.

Le salaire du trader se compose d’une rémunération de base à laquelle on ajoute une rétribution annuelle proportionnelle aux profits obtenus. Un débutant peut espérer entre 30 000 euros et 60 000 euros de salaire brut mensuel, et cela pourrait monter vers les centaines de milliers d’euros pour les plus expérimentés. Ceci est bien sur qu’une estimation, et varie aussi selon les banques et le marché sur le quel spéculer.

Salaire d’un trader à Wall Street

Trader à Wall Street n’est pas donné à tout le monde. Un diplôme en économie, finance, commerce ou mathématiques ne suffit pas pour intégrer la finance New-Yorkaise. Le trader de Wall Street doit être capable de prouver une connaissance infaillible des marchés financiers et réussir divers examens requis pour obtenir les licences leur permettant de jouer dans la cour des grands à Wall Street. De plus, les conditions du métier sont souvent contraignantes : d’intense stress, des pressions liées aux fluctuations boursières souvent imprévisibles, plusieurs heures de travail jusqu’à 80 heures de travail hebdomadaires…

Ainsi, les compensations financières sont souvent importantes. Un débutant à Wall Street gagne environ un salaire annuel de 93 000 euros et un bonus autour de 180 000 euros. Avec 10 ans d’expérience, le trader touchera annuellement aux alentours de 130 000 euros, et un bonus qui peut atteindre plus de 3,6 millions d’euros. A mesure que le trader gagne en expérience, les bonus deviennent de plus en plus exorbitants que le salaire annuel ne signifie plus grand-chose à côté. Chiffres variables, et non répartis équitablement.

Salaire d’un trader au Maroc

Partant toujours du principe que l’on parle du salaire de trader ou tradeuse de profession, le principe est presque le même partout, comme au Maroc à la Bourse de Casablanca avec l’indice MADEX ou FTSE CSE Morocco. C’est une activité qui génère toujours beaucoup d’argent, par rapport à beaucoup d’autres métiers. Un bon trader peut gagner des centaines de milliers d’euros annuellement au Maroc. Cela varie en fonction des performances de chaque trader, notamment par le biais des bonus et des primes. Mais aussi du choix de la plateforme de trading.

Salaire d’un trader débutant

Un trader professionnel débutant gagne entre 4 000 euros et 6 000 euros par mois en terme de salaire, et en fonction des établissements. Mais cela peut aller bien au-delà, car les primes peuvent être largement supérieures à ce salaire fixe de base, et comme toute rémunération, celle ci est négociable.

Salaire d’un trader en Suisse

Probablement le pays qui fait le plus rêver les investisseurs financiers à la recherche d’un salaire mirobolant de PDG, en Suisse à Genève, ou à SIX Swiss Exchange un trader qui travaille au sein d’une grande banque pourrait gagner jusqu’à 150 000 euros par mois fixe et bonus compris. Les bonus correspondent bien sûr aux performances fournies par les traders. Ce salaire est souvent brut, et doit donc être revalorisé en déduisant les taxes et prélèvements coté employé.

Salaire d’un trader chez Goldman Sachs

Goldman Sachs GS est la banque symbole de Wall Street, un grand nom de la finance New-Yorkaise. Les bonus gagnés par les traders de Goldman Sachs peuvent atteindre et dépasser les 20 Millions de dollars. Ainsi, le salaire moyen d’un employé de banque à Goldman Sachs, s’élevant à environ 700 000 euros ne pèse pas grand-chose à côté des bonus gagnés par les traders. Le travail n’est pas aussi le même.

Salaire d’un trader moyen

Un trader moyen gagne environ 70 000 euros par an de salaire en France.

 A ce titre, le trader sera considéré comme un cadre d’entreprise exerçant une activité directement liée au suivi des marchés financiers, pour le compte d’une entreprise agricole, industrielle ou commerciale non spécialisée dans le suivi des marchés, au sein d’une banque, d’une société ou d’un cabinet spécialisé dans le suivi des marchés. Ce salaire reste toutefois bien supérieur à la moyenne des salaires Français.

Combien gagne un trader par mois ?

Par mois, un trader professionnel et expérimenté gagne un salaire fixe entre 8 000 euros à 25 000 euros, en fonction des établissements, des résultats de l’opérateur et son ancienneté. En France, un trader moyen gagne 4000 à 5000 euros mensuels, et après dix ans d’expérience, le salaire atteint 5000 à 10000 euros par mois. Les primes liées à la performance peuvent atteindre plusieurs millions d’euros, et il n’y a pas de limite.

Salaire d’un trader actuellement

Considéré en tant que cadre d’entreprise, le salaire moyen net d’un trader est d’environ 70 000 euros par an, selon le site salairemoyen.com, qui donne des informations intéressantes est assez fiables sur les salaires en France. Les hommes (70%) touchent un salaire fixe à partir de 4 500 euros par mois, tandis que les femmes traders qui ne représentent que 30% gagnent un salaire fixe à partir de 4 173 euros par mois. Est ce que le salaire du spéculateur boursier augmente dans le temps, pour certains oui, mais pour d’autres, le travail s’arrête aussi.

Salaire d’un trader à domicile

Trader à domicile ne nécessite pas forcément être un professionnel. Le trader à domicile travaille parfois en indépendant, pour son propre compte et avec une simple connexion Internet. Ce qu’il gagne dépend de sa performance, de son niveau en tant que trader, de son investissement, et surtout de son objectif.

Salaire d’un trader indépendant

En étant un trader indépendant, vous pouvez gagner des dizaines de milliers d’euros par jour, comme vous pouvez en perdre autant. Ce que gagne le trader indépendant dépend également de sa performance, de son implication et de son investissement. Selon les statistiques, 90% se ruinent si 10% seulement arrivent à devenir millionnaires ou riches.

 

Salaire d’un trader junior

Comme le salaire d’un trader dépend notamment de ses années d’expérience, il est bien évident qu’un trader junior gagne moins qu’un trader expérimenté. Le trader junior peut toucher un salaire de base compris entre 40 000 et 60 000 euros par an, hors prime et bonus, mais encore une fois cela dépend de l’emplacement où celui-ci effectue son activité et du marché sur lequel il exerce.

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LE MÉTIER DE TRADER

Posté par boursiste le 9 août 2016

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source : http://www.fimarkets.com

Trader: le métier

Pour comprendre le métier de trader, il faut d’abord savoir ce qu’est une salle de marché. Rappelons qu’à l’origine, le rôle d’une banque dit de « désintermédiation » est la mise à disposition a priori gratuite se son expertise au service de ses clients. Alors comment réalise-elle des profits ? C’est que parallèlement une banque utilise son expertise pour son propre compte. Tous les profits proviennent de la volatilité des actifs financiers, qu’on appelle plus simplement le risque. C’est en prenant des risques que la banque gagne (ou perd parfois) de l’argent. Le rôle du trader est là. Il a deux fonctions principales, qu’il peut exercer simultanément ou non : gérer le risque et spéculer. Ces deux rôles traversent toute sa profession et selon le dosage respectif de l’un ou l’autre, il portera différents noms.

Traditionnellement, une salle de marché s’organise comme un tableau à double entrée, verticalement et horizontalement.

La classification verticale est celle qui sépare les produits traités. Ils sont nés de 5 types de risques, qu’on appelle les sous-jacents. Ces sous-jacents sont les suivants:

Le risque de crédit : le risque naît de la probabilité d’une entreprise ou d’un Etat à faire défaut sur sa dette. Le produit traité est similaire à une assurance qui protège son acheteur d’un défaut éventuel, c’est-à-dire d’un évènement qui ferait que l’entreprise ou l’Etat se verrait dans l’incapacité d’honorer sa dette. L’acheteur de cette assurance est donc une personne qui possède une créance sur l’entreprise ou l’Etat concerné. Le trader donne un prix à cette assurance en fonction du risque encouru. Par exemple la Russie a plus de chance de faire défaut que les USA donc l’assurance sur sa dette est plus chère. Ensuite, en fonction des conditions économiques ou politiques, le prix de l’assurance varie. On dit que la « qualité de crédit » varie. Et selon le prix auquel l’assurance a été vendue ou achetée, le trader réalise une perte ou un gain. Ces produits sont les plus récents sur le marché et sont ceux qui se développent le plus vite. Ce sont aussi ceux qui ont le plus d’avenir.

Le risque de taux («  fixed income  ») : le risque naît du mouvement des taux d’intérêts, qui sont décidés par les banques centrales. Si vous empruntez à 5% aujourd’hui pour un an et que soudainement la banque centrale décide de baisser ses taux à 4% par an, vous ne pourrez re-prêter votre argent qu’à 4%. Vous aurez donc perdu de l’argent. C’est le deuxième marché le plus important du monde en terme de volume. Un contrat portant sur un nominal de plusieurs centaines de millions de dollar ne pose pas de problèmes. On l’appelle le «  fixed income  » ou marché de la dette. On traite sur ce marché principalement des swaps et obligations. C’est le marché le plus technique mathématiquement et là où on trouve généralement les ingénieurs.

Le risque des actions («  equity  ») : c’est le risque le plus connu. Il est lié aux activités des entreprises. C’est un petit marché comparé au marché de la dette. Des échanges de nominaux de l’ordre du million de dollar constituent la norme.

Le risque de change (FX) : c’est le risque lié aux taux de changes. C’est le marché le plus important du monde avec un volume journalier de 2.000 milliards de dollars, en constante augmentation.

Le risque des matières premières : petit marché comparé aux changes ou à la dette, mais en pleine expansion aussi, le risque est lié au prix des matières premières.

Horizontalement, la salle est séparée en quatre branches principales, qui séparent les fonctions entre traders.

Deux catégories principales distinguent la filiale des produits structurés de celle des produits de bases (swaps, actions, change etc.) dits produits « vanilles ».

Le «  market maker  » : travaillant sur les produits de bases tels que le spot (cours des devises) le « cash action », les obligations d’Etat etc. le market maker ne fait que répondre aux clients en cotant des prix à double sens, un prix où il est d’accord pour acheter et un autre prix où il est d’accord pour vendre. Les positions qu’il tient sont la conséquence des deals qu’il réalise, et il doit toujours couvrir ces positions, tout en essayant de réaliser un profit. Mais le market maker n’est pas censé spéculer. Il doit respecter des limites de positions strictes. Le plus souvent les jeunes recrues commencent par un poste de market maker , qui leur permet d’appréhender le marché en prenant peu de risque.

Le trader de produits vanilles : les produits vanilles sont ceux qui génèrent le plus de revenus dans la salle. Mais ces profits ne représentent plus que 60% du total et sont en constante diminution, concurrencés par les produits structurés. Les revenus ne proviennent que très peu des marges (même s’il en y a), et beaucoup plus des activités de spéculation. Par exemple, un deal de 100 millions d’euros de swap rapportera peut-être 5000 euros de marge. Les profits proviennent généralement de la spéculation. Le cours de l’or va-t-il monter ou descendre ? La Réserve Fédérale américaine montra-t-elle ces taux au prochain meeting ? etc. Par trader, les revenus sont très variables selon l’activité. De quelle devise s’occupe-t-il, quel marché, quelle région du monde mais surtout est-il un bon spéculateur ou non ? Et a priori pas besoin de diplôme, les recrues étant le plus souvent des jeunes de 20 à 23 ans sans expérience mais enthousiastes, que la banque éduque à ses propres modèles parmi les professionnels.

Le trader de produits structurés : les produits structurés sont les plus à la mode en ce moment et les profits qu’ils représentent sont en forte hausse sur les dernières années. Ces produits proposent souvent une indexation complexe de la rentabilité sur différents produits vanilles. Les profits générés proviennent alors des marges prises par la banque lors de la transaction. Comme il est généralement difficile de donner un prix avec certitude à des produits exotiques (puisque généralement ils n’existent pas encore), et qu’il n’y a aucune liquidité dans le marché pour les couvrir parfaitement (ils sont souvent émis à l’unité), ces marges sont importantes voire monumentales. Ce sont de purs gestionnaires du risque, ils ne spéculent pas puisqu’un seul deal peut rapporter parfois 500.000 euros. Cette branche emploie le plus souvent d’anciens chercheurs de la banque ou des jeunes diplômés destinés à le devenir et qui ont une inclination pour les affaires. Un diplôme de l’X puis un passage par certains DEA parisiens est la norme.

Le «  proprietary trader » (« prop trader ») : privilégiés de la banque, les prop traders ont carte blanche pour spéculer avec les capitaux bancaires sur tous les marchés. A l’opposé du market maker , il ne cote pas les clients. Métier à haut risque mais l’un des mieux rémunérés au monde, il donne droit à un pourcentage des gains. Si le trader de produits structurés peut générer 50 millions d’euros par an, il doit partager les profits avec les équipes de structuration, vente et recherche. Le prop trader génère facilement ce profit mais ne le partage avec personne. Sa position est très convoitée, mais représente une exception en terme d’âge au sein de la salle puisque les prop traders sont les plus expérimentés des traders. Une expérience préalable de 10 ans dans le trading constitue la norme.

Le trader gère donc son book avec une plus ou moins grande liberté. Les prop traders sont de purs spéculateurs. Les traders de produits vanilles, ont une position intermédiaire puisqu’une grosse part de leurs profits provient de la spéculation. Leur travail consiste à coter les clients, comme des market maker , mais aussi à spéculer sur leur marché, qu’ils connaissent bien. Généralement leurs positions de spéculation, qu’on peut à juste titre qualifier positions de prop trading , surpassent en volume de 5 à 100 fois les positions de market making. Les traders de produits structurés occupent aussi cette position intermédiaire mais génèrent surtout des profits par le market making (à travers les marges). Leurs positions de prop trading sont largement reléguées au second plan et souvent il n’en ont même pas. Celui qui possède le moins de marge de manoeuvre est le market maker .

Devenir trader, finir trader

Disons‑le tout de suite, les processus de recrutement des traders sont très concurrentiels. Les banques françaises sont les plus pointilleuses sur les diplômes et certaines beaucoup plus que d’autres. Mais les plus grandes banques du monde sont toutes anglo-saxonnes (américaines ou anglaises). Et là, la question des diplômes se pose moins, même si c’est parfois le cas (en particulier là où il y a des « nids » de français issus des grandes écoles, ce qui arrive régulièrement, les compétences mathématiques des français étant appréciées).

Difficile de se prononcer lorsqu’on n’est pas DRH mais ne pas être passé par une classe préparatoire ni par Dauphine est sans conteste une barrière. La norme est un diplôme de grande école d’ingénieur (X, Centrale, Mines-Ponts, Télécom, Sup’Aéro, ENSAE etc.) doublé d’un troisième cycle financier ou stochastique.

Cela dit, il existe une foule de banques modestes et de maisons de courtages où certes les profits ne s’élèvent pas à des centaines de millions d’euros par trader, mais qui offrent aux gens moins diplômés plein d’opportunités. Il faut aussi souligner que la réussite dans le trading ne passe pas toujours par les diplômes (ainsi que l’ont bien compris les banques anglo-saxonnes) mais souvent par un talent propre aux traders de comprendre le marché et prévoir ses réactions. Cela signifie que si quelqu’un s’illustre, même dans une petite « boutique », il a toutes les chances d’être reconnu puis d’accéder à des capitaux plus importants. Il ne s’agit en fait pas de cas isolés. Les banques américaines regorgent de « self-made » prop trader. Néanmoins un critère fondamental pour réussir dans cette voie des « sans diplômes » est l’âge. Le plus tôt un trader commence à faire de l’argent, le plus de chance il aura d’accéder à des fonds importants. Et cela a l’avantage d’être indépendant de la banque puisque le trader qui brille, brille sur un marché, pas seulement sur un trading floor .

Cela dit, il y a une autre possibilité assez réputée qui permet d’intégrer une salle, y compris les salles des plus grandes banques. Si le candidat a une compétence rare qu’il peut faire valoir sur un floor , il vaut de l’argent. Un des exemples les plus connus en ce moment est de connaître les lois coraniques en matière d’investissement ou parler l’arabe.

Pour les moins chanceux, il reste encore deux voies à explorer. La première est celle de l’assistant trader. En fait il n’y a pas, à proprement parler, de poste d’assistant trader. Il s’agit d’un terme fourre-tout dont le principal avantage est d’attirer les stagiaires. Mais généralement, il vérifiera les deals et répondra au back office en cas de problème ; estimera le P&L (« profit and loss ») et en vérifiera les principaux postes ; mettra à jour les pricers le matin ; répondra au téléphone ; améliorera des spreads sheets de pricing , de calcul de risque ou d’historiques ; contrôlera le risque, les positions ; assurera le lien avec la recherche ; aidera pendant les grosses journées à coter des produits de base.

Par nature, l’assistant trader est destiné à devenir trader (sauf dans certaines banques bien déterminées). Simplement il n’a pas les moyens d’être embauché directement donc les exigences en terme de diplôme sont assez comparables, même si légèrement inférieures. Il occupe cette position intermédiaire parce qu’on souhaite le tester, que ce soit en stage long ou court, en VIE. Mais cela ne change rien fondamentalement, car il est par définition assis entre deux chaises. Ce qui est important est que les traders aient conscience de ce qu’il est destiné à devenir. En tous les cas, comme toute personne en qui on place de l’espoir, l’objectif est qu’il se forme. On lui laisse donc un degré de liberté : rotations et rencontres avec des traders d’autres desks etc.

La seconde voie est celle du middle , back office ou risk management , mais le cadre est différent. Les exigences en terme de diplôme sont plus raisonnables. Mais surtout rentrer dans un tel service signifie souvent accepter une embauche et s’engager pour plusieurs années (de 3 à 5 ans minimum). Pour cette raison l’âge joue donc ici aussi un rôle prédominant. Or le plus tôt on devient trader, le mieux c’est. La personnalité, la réactivité, l’intelligence, les ambitions, la rigueur, tout chez l’aspirant trader devrait démontrer qu’il est prêt à passer de l’autre côté du rideau. C’est dans doute plus difficile dans les banques françaises que dans les banques anglo-saxonnes où le mérite occupe une place importante (Cf. Nicolas LEESON de la Baring’s). En fait, dans la course au front office, les gens du back et du middle sont troisièmes sur la liste après les graduates et les assistants traders mais les postes à responsabilités dans le middle, le back office et le risque existent et sont très bien rémunérés. D’ailleurs, comme ce ne sont pas les plus sexy, ils ont tendance à avoir le vent en poupe, notamment au niveau salaire.

La voie royale est de postuler online sur les sites Internet des banques à travers leur système de recrutement normalisé, pour intégrer les très coûteux «  graduate programme », couveuses pour jeunes diplômés où se trouvent les traders, vendeurs, structureurs, chercheurs, qui sont aussi les futurs dirigeants de la banque.

Quoi qu’il en soit obtenir un stage vers l’âge de 22 ans est la clé pour la suite, et ce n’est pas ce qu’il y a de plus difficile à faire. Des personnes sans talent particulier sont parfois acceptées dans les salles des plus grosses banques du monde simplement parce que le recrutement est décidé par les DRH, dont les critères ne sont pas toujours ceux auxquels on s’attend.

Enfin quelle que soit la voie empruntée, le trader, plus que n’importe qui dans la salle, doit avoir cette double capacité à traiter des questions techniques et économiques. Avoir un cursus mathématique ne suffit pas d’où la nécessité de faire un 3 ème cycle financier, ou au moins de faire preuve d’une vraie culture économique et financière (lecture du Hull, des journaux, conscience des questions de fond en finance, connaissance des principaux produits dérivés et des principes pour les pricer , connaissance des problématiques d’actualité et de fond, du fonctionnement du système monétaire et des principaux acteurs du système capitaliste, connaissance de l’actualité des entreprises françaises et multinationales).

A la fin de sa carrière, la reconversion d’un trader est difficile en dehors de la salle de marché, car le métier est excessivement spécialisé. Les salaires constituent aussi une compensation pour cet état de fait et beaucoup de traders prennent leur retraite 10 à 20 ans après leurs débuts. Une minorité de traders stars passionnés, réputés pour leurs talents chez les clients lancent leur propre fonds d’investissement. Une des exigences pour lancer son fonds est l’apport en capitaux propres, de plusieurs dizaines de millions d’euros au minimum.

Le quotidien du trader

Regardez un trader travailler, et vous vous demanderez si tous ces obstacles sont justifiés. Car la pratique est simple. L’activité quotidienne du plus courant des traders, le trader de produits vanilles, repose sur trois piliers : l’information, l’intuition et la technique. Le premier occupe l’essentiel de ses 8 ou 9 écrans. Les systèmes tels que Reuters ou Bloomberg délivrent en continue l’actualité du monde. Le trader est la deuxième personne avertie sur terre après le journaliste lui-même. L’information délivrée n’est presque pas traitée mais délivrée dans sa forme la plus épurée : une succession de dépêches, qui arrivent toutes les 3 secondes en moyenne. 99,9% de cette information est inutile car elle ne concerne pas le trader. L’important est donc de regarder l’écran et savoir trier ce qui est intéressant de ce qui ne l’est pas. Dans cette information il y a aussi des annonces qui tombent à des horaires prévus tels que les résultats d’entreprises ou les statistiques nationales. Et il y a enfin les annonces orales, le plus souvent de choses qui ne sont pas affichées à l’écran, prononcées dans les « boîtes » (le dealerboard du trader) reliés aux courtiers. Lire l’information est ce qui occupe 45% du temps de travail.

Une autre part importante de son temps de travail est l’observation du marché et l’intuition. Il s’agit encore d’information, mais celle-là est interprétée à titre personnel par le trader. En observant les prix, leur mouvement, la liquidité du carnet d’ordre, c’est-à-dire l’ensemble des signes qui constituent le «  price action  » le trader se forge une conviction personnelle sur où va probablement le marché. C’est le travail de l’intuition, et cela occupe aussi 45% de son temps de travail.

Les 10% restant sont consacrés au market making , qui est sans doute la partie la moins intéressante et la plus répétitive du métier. Coter des clients consiste à utiliser une spreadsheet Excel équipée des bonnes fonctions qu’on appelle «  pricer  » et qui a été inventée par la recherche quantitative, la calibrer pour qu’elle corresponde au marché et appuyer sur F9 chaque fois qu’un client demande un prix.

Les traders, quel avenir?

Une évolution récente parallèle et induite par l’importance grandissante des produits exotiques est que l’une des deux fonctions du trader prend peu à peu le pas sur l’autre. La fonction d’ingénieur du risque, celle qui est mécanique et où les raisonnements académiques jouent un rôle important, éjecte de plus en plus la fonction plus intuitive de spéculation. Cette partie du métier est celle qui est risquée, puisqu’elle fait de l’argent sur les mouvements stochastiques du marché. Le « cow-boy trader » cède sa place à l’ingénieur financier, nouveau genre de trader, moins schizophrène que son ancêtre et qui s’éloigne définitivement du personnage d’ American Psycho . Ce nouveau trader s’occupe de la part déterministe du marché et partage ses profits avec les équipes de vendeurs, structureurs et chercheurs. L’ancien trader est assertif, possède une excellente intuition, est toujours sûr de ce qu’il veut et a une grande conscience des questions économiques. Le deuxième est bardé de diplômes, travailleur, rigoureux, académique.

Ce changement a au moins trois conséquences pratiques dans la salle : la première est que les prop traders, emblème d’un certain trading , et toutes les fonctions qui impliquent les capitaux propres de la banque, sont de plus en plus rares. La deuxième est la place croissante qu’occupent les automates de trading . Ils sont une preuve tangible de l’expulsion progressive du travail stochastique au profit de la part déterministe du trading . Ainsi Goldman Sachs a renvoyé récemment l’équipe de traders des dérivés actions de New York pour les remplacer par des automates. Enfin la dernière conséquence touche les jeunes diplômés. Le recrutement entre dans un processus strict, similaire à celui d’un cadre, ce qui n’a pas toujours été le cas. Certes on a toujours recherché les plus motivés, enthousiastes, souriants, et assertifs. Mais la technicité, les diplômes et les notes n’ont jamais joué un rôle aussi important. Il y a 5 ans, selon eFinancialCareer , seules 24% des banques déclaraient passer par un «  graduate programme » normalisé pour recruter les jeunes. Aujourd’hui, c’est plus de 75%.

Philosophiquement, on attend maintenant du trader qu’il s’occupe de tâches davantage à la portée du travail que du don. Et puisque c’est à la portée du travail, c’est à la portée de tout le monde. Il y a donc un paradoxe. Les services de ressources humaines exigent plus de concret lors de l’embauche (diplômes, bonnes notes, stages etc.) mais les candidats potentiels sont moins nombreux là où pourtant l’inné occupe une place de plus en plus restreinte. Il y a déjà une stagnation dans les salaires d’embauches sur ces cinq dernières années, preuve qu’irrésistiblement, on comprend mieux ce que fait le trader et on le surveille davantage. Il ressemble alors de plus en plus au cadre sup’ qualifié, et s’éloigne peu à peu du cow-boy solitaire…

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PRUD’HOMME KERVIEL

Posté par boursiste le 8 août 2016

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 La Société générale a été condamnée par les Prud’hommes, ce mardi 7 juin, à payer plus de 450.000 euros à Jérôme Kerviel.

La justice prud’homale a jugé que la banque française avait licencié » sans cause réelle et sérieuse » l’ancien trader et ce, dans des conditions jugées « vexatoires ».

La Société générale a immédiatement fait appel de cette décision qu’elle juge « scandaleuse ». L’avocat de la banque, Arnaud Chualet, a également rappelé que Jérôme Kerviel avait été condamné au pénal pour des manœuvres boursières frauduleuses.

Accordant à l’ancien trader sa première victoire judiciaire dans le bras de fer qui l’oppose depuis huit ans à la banque, laquelle le rend seul responsable d’une perte de 4,9 milliards d’euros, le conseil de prud’hommes a souligné que le licenciement début 2008 était intervenu pour « des faits prescrits ». Il a estimé, dans un jugement très sévère pour la Société générale, que cette dernière avait connaissance des dépassements par Jérôme Kerviel des limites imposées aux opérations de marché « bien avant » de lui signifier son licenciement le 18 janvier 2008. Ci-dessous, la dernière page du jugement sur laquelle on peut voir les montants évoqués.

Cette juridiction civile a notamment accordé à l’ancien trader le paiement d’un bonus de 300.000 euros pour l’année 2007,  jugeant qu’à l’époque la banque était « parfaitement au courant des opérations fictives » de Jérôme Kerviel, qui ont généré des profits pour le groupe.

En ajoutant diverses indemnités, dont une pour les « conditions vexatoires » du licenciement, des congés payés et des dommages intérêts, la somme se monte à quelque 455.000 euros, dont plus de 80.000 payables immédiatement selon l’avocat de Jérôme Kerviel, Julien Dami Lecoz.

Celui-ci a averti l’ancien trader par téléphone. « Il est très content », a-t-il dit en raccrochant.

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AFFAIRE KERVIEL

Posté par boursiste le 8 août 2016

 

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Ce qu’a vraiment fait Jérôme Kerviel

21 février 2008

(mise à jour : 28 janvier 2015)

La transparence, enfin, ou presque. Pour la première fois, la Société générale a publié un document presque complet sur les
différentes opérations réalisées par Jérôme Kerviel. Il s’agit du rapport de l’Inspection générale de la banque, dont s’est inspiré le
rapport d’étape du Comité spécial du Conseil d’administration de la Société Générale, présidé par Jean-Martin Folz. Vous pouvez le
télécharger ici.

C’est complexe, ce n’est pas évident à déchiffrer, mais, enfin, on dépasse les explications approximatives du genre : «Jérôme Kerviel a agi
comme un chauffard qui évite les radars et saute en route de sa voiture» (métaphore utilisée par Daniel Bouton, le PDG de la Socgen,
lors de son interview à France 2).

Je vais essayer de me lancer dans une tentative de décryptage.

D’abord les conclusions du comité spécial. Trois constats:

1) il valide les premières explications fournies par la Socgen. Kerviel a dérivé de son métier d’arbitragiste, dont le risque est très limité,
et a pris des «positions directionnelles», c’est-à-dire fait des paris sur l’évolution des indices boursiers européens.

2) L’ex-trader a agi seul au sein de la banque et il n’y a aucune preuve de complicité, sous réserve de ce que va faire apparaître l’enquête au
sein de Fimat, la filiale en courtage de la Socgen.

3) Ses opérations n’ont pas été détectées plus tôt en raison, d’une part, de «l’efficacité» et de «la variété des techniques de
dissimulation utilisées par le fraudeur», ce qui avait déjà été dit, et surtout, d’autre part par le fait que «les opérateurs
n’approfondissent pas systématiquement leurs vérifications», enfin par «l’absence de certains contrôles qui n’étaient pas prévus et qui
auraient été susceptibles d’identifier la fraude». Un constat beaucoup plus gênant pour la direction. Cela veut dire que les salariés des
back-offices ne sont pas formés ni incités à prendre la moindre initiative dans le travail de contrôle, et que le système lui-même
comportait des énormes failles.

Ensuite, le détail des opérations réalisées par Kerviel selon le rapport d’étape de l’Inspection générale, issu de travaux intitulés «Mission Green»:

Pour 2005 et 2006: Kerviel fait quelques opérations non autorisées. Ainsi, il prend entre juin et octobre 2006 une position sur l’action
Solarworld, cotée en Allemagne, entre 100 et 150 M€. Sur ces deux années, il gagne, sans le déclarer, 180 k€ en 2005 et 1,8 M€ en 2006.

En 2007: Kerviel parie dans un premier temps sur la baisse du Dax, l’indice boursier allemand, et se constitue à partir du
mois de mars une position à partir de futures, qui va atteindre 28 Mds € au 30 juin. En moyenne, il achète 1700 contrats par jour, soit 150 000
contrats au total. Cette position est d’abord perdante. Du 24 juillet au 30 août, la position est débouclée. A partir du 11 septembre,
Kerviel parie de nouveau sur une baisse des indices européens, à savoir le Dax et l’EuroStoxx. Il détient alors jusqu’à 80 000 contrats futures
sur le Dax, et 350 000 contrats sur l’EuroStoxx. Un pari gagnant. Ses positions sont débouclées à partir du 6 novembre,
en dégageant un gain de 1,5 Mds €.

2008: Kerviel parie sur la hausse des indices boursiers et se constitue entre le 2 et le 18 janvier une position «longue», à partir de
futures, atteignant 49 Mds €. Son débouclage, entre le 21 et le 23 janvier, entraîne une perte de 6,4 Mds €.

Un résumé avec un graphe :

graphe kerviel
Autres enseignements du rapport de l’Inspection,

1) le détail des opérations de dissimulations de Kerviel. Ou comment truander le back-office via le
système informatique interne appelé Eliot. L’idée, c’est de rentrer dans la base un type spécifique d’opérations,
qui n’alerte pas les services de contrôle, puis de l’annuler (l’annulation permettant de ne pas effectuer de règlement et de
livraison des titres).

A savoir, une opération ayant un «offset significatif», c’est-à-dire un écart de 30 jours entre la date de
l’opération et la date de valeur. Pendant ce temps, le back-office ne la vérifie pas. Les opérations à date de valeur décalée étant vérifiées
au bout de cinq jours.

Ou alors une opération avec certaines contreparties : soit une contrepartie interne au groupe, par exemple Clickoptions, une filiale à
100% de Socgen, qui ne nécessite aucune confirmation car l’opération est revue dans le cadre des opérations intragroupes. Ou une
contrepartie externe avec un établissement de petite taille, où il n’est pas prévu d’appel de marge.

Ces manipulations ont été utilisées pour plusieurs types d’instruments financiers. Le rapport en cite quatre. Les plus simples sont des
actions de plusieurs sociétés européennes : Allianz, Solarworld, Nokia, Porsche, Deutsche Bank, Business Object, Conergy. Kerviel aurait acheté
(ou vendu) ces actions hors bourse, de gré à gré.

Les autres instruments sont plus complexes : des futures sur le Dax, le CAC, le FTSE ou l’Eurostoxx 50, (à savoir des options d’achat ou de vente de
ces indices), des forwards sur indices (équivalents à des futures, mais négociés de gré à gré, c’est-à-dire de banque à banque, sans passer par
des bourses), des options OTC sur sous-jaçents Dax_X call down and out (même principe. Les options OTC pour Over the Counter sont échangées de
gré à gré. Call down and out veut dire qu’elles n’ont plus de valeur lorsque le cours de marché descend en dessous d’une limite fixée.)

2) Enfin, le plus savoureux reste l’enchaînement des événements qui amène à découvrir ses manipulations. A noter que Kerviel n’a pas été attrapé
pour sa position de 50 milliards, mais à cause d’une opération dont l’objectif était de cacher son profit 2007.

L’inspection a reconstitué, à partir des échanges de mails, les rapports entre Kerviel et les différents services de contrôle sur ce point précis. Là encore, les termes sont techniques mais, pour
peu qu’on rentre dedans, cela devient très amusant a posteriori de constater qu’en exploitant la division du travail dans un aussi gros
établissement que la Socgen, on peut passer facilement entre les mailles du filet le temps de faire des grosses bétises.

Tout commence le 31 décembre 2007. Pour éviter que son résultat annuel fasse apparaître un profit, Kerviel invente des opérations perdantes. Il
rentre dans le système huit opérations de forward avec comme contrepartie Clickoption. Contrepartie interne qui passe inaperçue. Le 2 janvier, le détail des
huit opérations est envoyé à un salarié du back office (OPER dans le jargon de la banque) avec le commentaire suivant : «on va mettre le
broker en attendant la conf de la contrepartie». Le lendemain, Kerviel modifie les 8 opérations en rentrant le nom de la banque Baader comme
contrepartie, et prévient un autre salarié d’OPER. Dans le même temps, la communication est difficile entre OPER et le service des risques
(RISQ). Du coup, le reporting quotidien mentionnant Baader n’est reçu par RISQ que le 7 janvier.

Le jour même, ce service calcule le montant du risque de contrepartie (la CVar). Il apparaît énorme. Le salarié de RISQ pense à une erreur. Le lendemain, il demande au service de support
du front office (GEDS/GSD) de vérifier. Une salariée demande alors à Kerviel ce qu’il a fait. Il répond : «ça matérialise des give up de
futs (futurs, nda) faits tardivement, je dois de l’argent à la contrepartie. On va le rebooker asap (as soon as possible, nda)». Elle avouera plus tard n’avoir
rien compris (moi non plus!) mais ne laisse rien paraître sur le moment. Les fichiers sont envoyés sans plus de vérification à la
direction des affaires financières et comptables de la banque (ACFI) pour le calcul du ratio cooke.

Le 9 janvier, Kerviel fait mine de «rebooker», comme il s’y était engagé. Il annule les 8 opérations. Le lendemain, l’information est
diffusée, sans plus de précisions, à RISQ, qui considère le problème comme clos.

Le 15 janvier, pourtant, la panique va s’emparer de tous ces services après qu’un salarié d’ACFI a fait, comme d’habitude, son calcul du
capital réglementaire dans le cadre du ratio cooke. Comme l’explique l’inspection, le «calcul fait ressortir un résultat plus important que
prévu en termes de CWA (Cooke-Weighted Assets) et RWA (Risk Weighted Asset ou risques pondérés).» Le dépassement serait de plus de 3
milliards d’euros par rapport aux seuils réglementaires.

De nouveaux mails sont envoyés à RISQ, OPER et GEDS/GSD. Qui se retournent vers Kerviel. Ce dernier doit alors fournir de nouvelles
explications tard dans la soirée. A 20h42, il envoie un mail déclarant que ces opérations modélisent «une compensation de P&L (Profit
& loss) indu». Personne n’y comprenant rien, d’autres services entrent dans la danse. Au total, le rapport mentionne 19 personnes
différentes, mais sans donner leurs noms. Elles sont reconnaissables par leur service. Ainsi, le premier agent à être alerté est surnommé
OPER/GED/PNL/REC. (OPER pour direction des opération, GED pour Global Equities Derivatives, PNL pour Profit and Loss, REC pour Réconciliation.
On peut supposer que ce salarié travaille donc quotidiennement à calculer le résultat du Front en se focalisant sur les écarts entre les
calculs effectués par le logiciel du Front et le logiciel du Back. D’où la réconciliation).

Finalement, une réunion est organisée le jeudi 17 janvier à 16h30 entre Kerviel et des membres d’ACFI. Le trader comprend alors que le problème
vient du fait de son choix de contrepartie. La banque Baader n’étant pas une contrepartie habituelle de Socgen, il n’y a pas de contrat
cadre entre les deux établissements et les risques sont très élevés. Du coup, il change de version et déclare que c’est la Deutsche Bank sa
vraie contrepartie. Le ratio cooke redevient raisonnable: le dépassement n’est plus que de 390 millions d’euros. Tout rentre dans
l’ordre, sauf qu’on demande à Kerviel une confirmation de l’ordre passé par la Deutsche Bank.

C’est fait le lendemain, à 12h59. Kerviel envoie une fausse justification (un mail trafiqué avec un en-tête Deutsche Bank). Mais entre-temps, sa hiérarchie au Front a commencé à
s’inquiéter. Et une nouvelle réunion est organisée dans la soirée. Un des chefs de service se propose alors d’appeler un contact à la
Deutsche Bank. Il le fait le samedi matin, et découvre que l’opération est fictive. Tout s’écroule. Kerviel, parti en week-end, n’a plus que quelques heures à vivre en tant que salarié de la Socgen.

A noter, enfin, l’inspection n’a pas trouvé de trace de Kerviel utilisant des mots de passe du back office, une version fournie jusqu’à présent
par la direction de la banque. «La Task force» qui a réalisée l’enquête les premiers jours aurait «mal interprétée les informations recueillies à
ce sujet», selon le rapport.

 

 

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L’ENVIRONNEMENT

Posté par boursiste le 8 août 2016

bueau trader

BONJOUR,

L’environnement de travail doit être un cadre  agréable que l’on apprécie et où l’on se sent bien.

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